Le 06 mai 2019, une Personne Concernée reçoit de la prospection commerciale sans consentement de la part de Bouygues Telecom, qui a acheté des données au courtier Cartégie, qui lui-même les a obtenu de la part de CDiscount, qui revend illégalement sa base cliente en toute connaissance de cause et en violation de ses propres CGU (voir plainte 19005363).

Le 05 octobre 2020, la même Personne Concernée reçoit à nouveau du spam de Bouygues Telecom, cette fois-ci via EuroCRM puis AlloVoisin. Une nouvelle plainte n° 20016882 est déposée. AlloVoisin subira une mise-en-demeure non publique à l’issue de cette plainte, dont la CNIL n’informera même pas le plaignant. EuroCRM et Bouygues Telecom ne seront jamais inquiétés.

Le 13 décembre 2023, toujours la même Personne Concernée reçoit à nouveau du spam de la part de Bouygues Telecom. Ce spam contient aussi un pixel traçant. Une plainte n°44-45588 est déposée à nouveau devant la CNIL.

La CNIL clôturera la plainte le 29 décembre 2023 en seulement quelques jours, rappelant la législation à Bouygues Telecom et prétextant des travaux du CEPD pour ne pas sanctionner le Responsable de Traitement concernant les pixels traçants. Le CEPD dément avoir jamais envisagé ce type de travaux.

Le 14 avril 2024, Bouygues Telecom répondra enfin et en retard à la demande d’accès article 15, indiquant avoir collecté les données auprès du courtier Reworld, qui lui-même indiquera avoir collecté les données auprès de Mediazur, qui détient lui-même les données d’un obscur jeu concours « Max de deal » auquel la Personne Concernée n’a matériellement jamais pu participer (adresse IP du FAI SFR, dont elle n’a jamais été cliente).

La CNIL n’investiguera jamais la problématique des jeux concours fictifs, malgré son information à de multiples reprises et par de multiples plaignants de l’existence de ces systèmes de blanchiment de données à caractère personnel.

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